Vous êtes ici: Chefs

Ferrer Jérôme  


FERRER_GeRoME_2011_R_72dpi.jpg
Titre: Chef cuisinier de l'année SCCPQ 2011
Telephone: 514-398-9229
Site Internet: www.europea.ca
Établissement: Europea


Jérôme Ferrer

Chef cuisinier national de l'année SCCPQ 2011


Une nomination qui ne pouvait mieux tomber: Jérôme Ferrer fête cette année les 10 ans de son aventure qué­bécoise. «C’est une grande joie, s’exclame-t-il. D’autant que, honnêtement, je ne m’y attendais pas. J’ai toujours travaillé avec la passion au cœur et au ventre, jamais pour un tro­phée ou un diplôme. Cette reconnaissance de mes pairs est un bien beau cadeau pour moi et toute mon équipe. Elle a pour nous valeur de symbole. C’est un gage de la qualité et du professionnalisme auxquels nous n’avons jamais dé­rogé.»

 

Tout n’a pas toujours été rose, tant s’en faut, pour Jérôme Fer­­rer et ses deux complices de tou­jours, Patrice de Felice et Lu­dovic Delonca. Arrivés au Québec après avoir vendu leur restaurant des Pyrénées-Orien­tales, ils se retrouvent arnaqués par le notaire qui ne leur a jamais versé l’argent de la vente. Ils connaissent d’abord la galère et ne songent qu’à ren­trer au bercail, quand ils dé­cident de se donner une se­conde chance. C’est ainsi qu’ils dénichent un tout petit local rue de la Montagne et choisissent de jouer le tout pour le tout. Ceux qui ont goû­té aux plats de Jérôme Ferrer dans ce resto se doutaient bien que ce chef ne resterait pas longtemps inconnu. Charmé par sa cuisine, l’animateur Fran­cis Reddy le fait passer dans les capsules de Flash TQS. Ce fut le déclencheur de la montée en flèche d’Euro­pea. L’emblématique Europea, re­des­siné sur trois étages en 2008 dans un décor à la fois dis­cret et somptueux, demeure le restaurant phare du groupe Europea. Se sont greffés de­puis la pâtisserie-traiteur du Vieux-Montréal Espace Euro­pea Boutique, le bistro gourmand Beaver Hall, le resto mé­diterranéen Andiamo et le dernier-né à la Bijouterie Birks de Montréal, Birks Café.

 

Le chef Ferrer signe aussi la carte de sept restaurants Per Paolo in casa à São Paulo au Brésil. Les embûches, les pleurs et les deuils (la perte de sa conjointe l’an dernier) n’ont pas altéré la foi en la vie de Jérôme Ferrer. «J’espère donner ce courage aux jeunes qui me côtoient de travailler fort pour traverser des parcours parfois difficiles, mais qui leur permettront de réaliser pleinement leurs rê­ves», fait-il valoir. Le chef Fer­rer n’hésite pas à donner leur chance aux jeunes talents québécois et à leur offrir le meil­leur de lui-mê­me pour bien les encadrer et se les attacher. Il considère aus­si d’une importan­ce capitale de parcourir le Québec à la re­cher­che des meilleurs producteurs dont il apprêtera les produits sous sa signature: «Ma mo­tivation, c’est de surpren­dre, d’émou­voir et de combler ceux qui nous font l’honneur de venir manger chez nous.» Jérôme Ferrer se plaît à répéter qu’il y a la bonne cuisine et la mauvaise cuisine: «La bonne cuisine, faite avec le bon produit, la bonne cuisson, le bon assaisonnement, c’est celle dont on se souvient, c’est une cuisine sans faute, savoureuse, fai­te avec amour.»

 

Il se définit com­me un boulimique de plaisir qui, à travers la diversité, es­saie de s’accomplir dans son désir d’apprendre, de découvrir. Modeste, il appelle le produit la star et l’artisan-producteur la vedette de sa cuisine. Quant au client, c’est le dis­ci­ple, celui qui a le dernier mot. Et si le succès d’Europea ne se dément pas, c’est que ce client y vit une expérience unique. (Texte: Françoise Pitt)  D

 

 




 
blog comments powered by Disqus


Et encore plus...