Chocolaterie ou braderie !
Dimanche dernier, à l’approche de Pâques, par un soleil radieux,
nous avons été nous promener à Otterburn Park, non loin de
la chocolaterie La Cabosse d’or.
Par Huguette Béraud et Thierry Debeur
Photomontage d'un lapin moulé en chocolat noir : ©2026 Debeur
Cette chocolaterie que nous avions chaudement recommandé à plusieurs reprises pendant de nombreuses années dans le guide Debeur pour la qualité de leurs bouchées de chocolat, leur espace restauration, leur terrasse en été et leur accueil chaleureux du temps de Martine Crowin, la jeune et dynamique propriétaire, son époux Jean-Paul et leurs trois filles Caroline, Candy et Coralie, a bien changé.
Nous n’avons plus rien trouvé de tout cela cette année. Pourtant les parents ont travaillé très fort pour donner une offre haut de gamme de leur établissement et ce jusqu’en 2006. Date à laquelle, ils ont confié l’entreprise à leurs filles.
On entre dorénavant par un accès détourné, à l’arrière de l’atelier, pour déboucher dans une sorte de braderie, où se frayer un chemin devient très ordinaire. Il y a de hauts présentoirs partout qui balisent un sentier obligatoire, voire difficile. La sérénité a disparu. Le plaisir aussi. Tout a changé, on sent que l’affaire doit tourner et rapporter.
Et puis, il semble qu'on n'ait plus accès aux bouchées de chocolat que l’on pouvait choisir à la pièce selon son goût. Du moins c'est ce que nous avons ressenti. Pas de temps à perdre pour donner du service.
Le prix des chocolats donne le vertige. Si l'on sait que chez Mayrand, par exemple, le prix de base du chocolat de couverture non transformé (format 5 kg) varie généralement entre 31,60$HT et 40,00$/kgHT selon le type et le pourcentage de cacao. Les prix sont plus avantageux à l'achat en caisse (4 x 5 kg) qu'à l'unité. (Selon recherche générée par l'IA).
Nous avons payé 128,77$TTC pour quatre petits sujets en chocolat noir pesant un poids total de 525g soit un prix au kilo de 245,27$TTC. Nous considérons que c'est très exagéré. À ce rythme-là, bientôt ce sera le même prix que celui du caviar. Et que l'on ne vienne pas nous dire qu'il y a la crise du cacao et puis aussi le problème du pétrole au Moyen-Orient, etc. Ce sont des prétextes pour faire monter les prix. Cependant, la matière première, le chocolat, reste à un prix relativement raisonnable, soit entre 30$ et 40$/kg plus les taxes applicables. De plus il n'y a aucune perte dans le chocolat, car les pièces brisées ou encore les invendus sont totalement recyclables. Alors…
Poursuivant notre visite, le comptoir de gâteaux est vide, celui des crèmes glacées se cache au profit des chocolats emballés. L’espace-restaurant/salon de thé a laissé la place à un bric-à-brac de « toutous » de toutes sortes, de mauvaise facture, fabriqués en Inde. Pas très local !
Espérons qu’une fois passées les ventes de Pâques, l’ambiance soit plus sereine et, si possible, que le bon goût reprenne sa place, comme autrefois.






